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L’Exposition universelle de Paris 1878

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La IIIe République a pris la place du Second Empire.
Portée symbolique : réconciliation nationale après les affrontements de la Commune

C’est l’Exposition universelle qui laissera le plus de témoignages en Île-de-France.

Thème : de facto, celui des technologies nouvelles
L’Exposition en chiffres
  • 7,5 hectares
  • 36 pays présents
  • 53 000 exposants
  • 16 millions de visiteurs
  • Performance : la taille du Palais du Champ-de-Mars, long de 700m sur 400m
Les grands noms de l’Exposition

Victor Hugo qui évoque pour la première fois la notion de propriété littéraire et artistique ; Auguste Rodin et son maître Georges Legrain, auteurs, l’un réel, l’autre supposé, des mascarons ornant la fontaine du Trocadéro (visibles maintenant au parc de Sceaux) ; sir Richard Wallace auquel nous devons les fontaines éponymes, souvent en fonte peinte en vert et agrémentées de cariatides ; Frédéric Auguste Bartholdi, qui propose de visiter la tête de la Statue de la Liberté avant son départ pour New-York.

Restes architecturaux encore visibles
  • Théâtre des Nouveautés et théâtre Marigny
  • La tête creuse de la statue de la Liberté de Bartholdi se visite pour 5 centimes. Elle sera donnée aux Etats-Unis en 1886.
  • Installation des fontaines Wallace
  • Les statues dorées représentant les femmes des six continents ainsi que quatre sculptures d’animaux trônent aujourd’hui devant le musée d’Orsay
  • L’on peut voir aujourd’hui encore : l’un des cinq pavillons de l’Angleterre et le pavillon norvégien à Maisons-Lafitte ; un pavillon suisse à l’orée du Bois de Boulogne, une tour du pavillon russe à Nogent-sur-Marne, le pavillon de la Norvège et de la Suède à Courbevoie (musée Roybet-Fould), ainsi qu’un pavillon indien.
  • Le pavillon de l’Alimentation a donné le jour à la trentaine d’ateliers d’artistes de la Cité fleurie près du 65, boulevard Arago (13e). Ils furent fréquentés par Modigliani, Rodin, ou Gauguin.
  • La statue de Charlemagne et de ses leudes, si imposante sur le parvis de Notre-Dame de Paris, fut créée pour cette Exposition universelle et exposée dans le Palais du Champ-de-Mars.
  • L’embarcadère du Champ-de-Mars est devenu un atelier de réparation de la SNCF à l’abandon, près de Bois-Colombes, après avoir vu passer 60 millions de voyageurs en quelques mois d’Exposition.
  • Une partie des galeries du Palais-du-Champ de-Mars, construit pour la durée de l’Exposition, a été implantée en deux morceaux sur le bassin de La Villette (19e). L’un de ces deux entrepôts, qui a conservé sa structure initiale, est aujourd’hui le cinéma MK2 du quai de Seine.
  • Plusieurs hangars réutiliseront des morceaux de structure métallique de la galerie des Machines. La galerie remontée à la fin du XIXe siècle deviendra l’Etablissement central de l’aérostation militaire de Chalais-Meudon. Elle verra l’élaboration du premier ballon dirigeable en 1884, puis la création du plafond de l’Opéra de Paris par Chagall en 1964.

 

Inventions et innovations diverses
  • Victor Hugo, pendant l’Exposition, évoque pour la première fois la notion de propriété artistique et littéraire.
  • Production de lumière par l’électricité grâce à la bougie électrique (1ère ampoule) du Russe Jablokoff
  • Dents en porcelaine (américaines)
  • Machine « à air froid et sec » pour la conservation des aliments
  • Four solaire
  • Téléphone

 

Chronique
Du 20 mai au 11 novembre 1878.

Sous la présidence du Maréchal de Mac-Mahon, la République inaugure sa première exposition universelle, la plus sobre et la plus discrète des expositions parisiennes, mais aussi la plus intellectuelle. La République n'aura pas à en rougir. Elle a lieu, une fois de plus, au Champ-de-Mars et au Trocadéro, au cœur de la capitale où se dresse fièrement l'Opéra de Garnier et, bientôt, l'Hôtel de Ville reconstruit (il avait été brûlé sous la Commune).

Cette fois-ci, le bâtiment principal est un grand rectangle renfermant des galeries perpendiculaires en forme de damier, ce qui permet le classement des produits par nature dans un sens, et par nation, dans l'autre. Les sections étrangères se concentrent sur la rue des Nations ou chaque façade, de l'Alhambra au chalet suisse, illustre l'architecture nationale. De l'autre côté de la Seine, on a confié à Davioud et à Bourdais la construction d'un immense palais pour abriter les nombreux congrès et spectacles, qui marie l'hispano-mauresque au romano-byzantin. L'édification de ce palais sera responsable, pour une bonne partie, du déficit que laissera la manifestation.

A cette exposition, la volonté républicaine d'effacer les différences de classes conduit à supprimer la galerie d'économie domestique et le dixième groupe d'économie sociale. Leur contenu (les objets à bon marché) est dorénavant disséminé dans tous les autres groupes. L'instruction, l'enseignement, la formation technique et le savoir sont honorés par la République qui y voit le seul moyen d'offrir à la France des citoyens utiles et de garantir la paix sociale. D'où l'importance donnée aux congrès et aux conférences sous l'impulsion de Charles Thirion, qui est aussi l'organisateur du congrès de la propriété industrielle. De son côté, Victor Hugo préside le congrès de la propriété littéraire. L'Union Internationale de Berne pour la protection des œuvres littéraires et artistiques (1886) en marquera l'aboutissement. Il est intéressant de constater que la question de la propriété intellectuelle s'est posée au cœur même de ces arènes que sont les expositions universelles.

Les Etats-Unis sont bien plus présents que par le passé, diffusant leur idéal de démocratie, censé consacrer le triomphe de l'homme inventif et autodidacte. On constate également une présence plus marquée du Japon et de la Chine qui va de pair avec l'intérêt croissant pour l'art oriental, surtout japonais. On y admire aussi des objets curieux, tel le plus petit livre du monde (une édition en miniature de la Divine Comédie de Dante) ou somptueux, comme le kiosque de Baccarat, véritable bloc de cristal.

L'exposition compte 16 millions de visiteurs. On la considère comme un succès.

 

 

Crédit photos : BIE/Bureau International des Expositions
Sources : Que sais-je ? Les expositions universelles, par Florence Pinot de Villechenon ; Fêtes géantes - Les expositions universelles pour quoi faire ?, par Florence Pinot de Villechenon ; Sur les traces des expositions universelles, 1855-1937, par Sylvain Ageorges.

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