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L’Exposition universelle de Paris 1867

Expo 1867 1 Expo 1867 2 Expo 1867 3 Expo 1867 4
Portée symbolique : célébration des victoires militaires du Second Empire
Thème : de facto, les cultures du monde

Une centaine de restaurants et l’ensemble des stands permettent de voyager à travers les cultures, l’économie, l’industrie et la gastronomie des quatre coins du monde.

L’Exposition en chiffres
  • 7 hectares
  • 42 pays présents
  • 15 millions de visiteurs
  • Bilan financier bénéficiaire
  • 100 000 visiteurs le jour de l’inauguration
  • Performance : Le palais de l’Industrie, édifié pour l’occasion sur le Champ-de-Mars, offre 40 000 m2 de surface d’exposition. Sa construction a nécessité 35 000 tonnes d’acier. Long de 384 m et large de 110, il abrite 74 km d’allées couvertes. Son ascenseur mû par la pression hydraulique permet l’accès au niveau supérieur.
Les grands noms de l’Exposition

Nouveau défilé des têtes couronnées, parmi lesquelles le tsar Alexandre II et ses deux fils. Gustave Courbet, imité par Edouard Manet, monte à nouveau son salon indépendant en marge de l’Exposition.

Restes architecturaux encore visibles
  • Le parc des Buttes Chaumont
  • L’Hôtel Moderne (place de la République)
  • Les isbas russes de la Villa Beauséjour (16e)
  • Le chalet suisse du bois de Vincennes (amplement transformé)
Inventions et innovations diverses
  • Les nouveaux bateaux-mouches relient l’exposition du Champ-de-Mars à l’île de Billancourt où se situe l’annexe agricole
  • L’Exposition rassemble les technologies les plus modernes. Un scaphandrier se meut dans un aquarium aménagé en appartement. Locomotives, canons et grues géants fascinent les visiteurs. Les artisans élaborent en direct leurs produits (portraits sur porcelaine, impression de cartes de visite personnalisées, fabrication de glace pour conservation des aliments…)
  • Les malles-valises de Louis Vuitton font leur apparition

 

Chronique
Du 1er avril au 3 novembre 1867.

Les fabricants français, stimulés par le succès qu'ils ont remporté à Londres en 1862, lors de la troisième Exposition universelle, réclament la tenue d'une nouvelle exposition dans la capitale, bien transformée par les travaux du Baron Haussmann. L'Empereur en confie la direction à Frédéric Le Play, lequel met au point le système de classification le plus rationnel qu'une exposition universelle ait jamais connu. Un édifice ovoïde regroupe les objets par nature dans des arcs concentriques et par nationalités dans les secteurs rayonnants. En suivant ces derniers, on a un aperçu de l'ensemble de la production d'une nation, alors que le parcours d'une même ellipse permet de découvrir les produits de même nature. Un ascenseur placé à l'extérieur donne accès à une vue d'ensemble. On construit une grande salle des machines, montrées en fonctionnement. Faute de place, l'exposition d'agriculture est installée à Billancourt.

Les colonies sont présentes : la Martinique, la Réunion, la Nouvelle Calédonie, le Sénégal. Un besoin nouveau d'étudier le passé et d'établir des comparaisons transparaît. On retrace par exemple l'histoire du travail des Gaulois jusqu'à ce jour.

Pour la première fois, les nations participantes personnalisent la façade de leurs pavillons, leur donnant un caractère local.

En ces dernières années de l'Empire, les préoccupations sociales sont plus que jamais présentes. Le Play présente sa théorie sur l'importance de la dimension humaine dans les rapports patron-ouvriers. Au schéma de classification des produits il ajoute un dixième groupe : l'économie sociale, où l'on expose non seulement les objets à bon marché, comme en 1855 et en 1862, mais aussi des vêtements et des habitations, bref, tout ce qui peut améliorer la condition physique et morale de la population à faibles revenus. Sur ces produits à bas prix, l'Angleterre a pris de l'avance et la production française tient à rattraper le retard. Cependant, les classes ouvrières demeurent assez indifférentes aux gestes paternalistes du gouvernement. Leurs revendications portent sur l'augmentation des salaires et sur le droit de réunion, officiellement reconnu en 1868.

L'institution d'un nouvel ordre de récompenses est censé, lui aussi, contribuer à la paix et à l'harmonie sociale : il s'agit de récompenser tous ceux qui "ont assuré aux ouvriers le bien-être matériel, moral et intellectuel". La machine est reine, certes, mais pas au point de faire oublier au commissaire Le Play le poids du facteur humain. On organise la venue de délégations ouvrières. Au terme de l'exposition, elles formuleront leurs vœux dans des rapports qui inspireront les lois sur le travail des femmes et des enfants et sur la formation professionnelle. L'exposition de 1878 laissera aussi de précieux rapports sur l'état des sciences.

 

 

Crédit photos : BIE/Bureau International des Expositions
Sources : Que sais-je ? Les expositions universelles, par Florence Pinot de Villechenon ; Fêtes géantes - Les expositions universelles pour quoi faire ?, par Florence Pinot de Villechenon ; Sur les traces des expositions universelles, 1855-1937, par Sylvain Ageorges.

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